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Mme Claudine Munari étant l’une des bienfaitrices du site mouyondzi.com, nous nous devions de nous rendre à Mouyondzi pour la soutenir lors du deuxième tour des élections.

Etant donné nos occupations, nous avons décidé de faire un raid éclair sur Mouyondzi. La délégation était composée de 3 personnes :

- Mme Kriss Brochec

- Mme Barelie Malanda

- Mr Arnaud Makouzou

 

Nous avons quitté Pointe Noire relativement tard (vers 14heures) . Après une brève halte à Dolisie, nous comptions traverser le soir même c’était sans compter les aléas de nos routes.  Finalement, nous sommes arrivés à Loutété à 20heures et c’était impossible de traverser pour aller vers Mouyondzi. Après avoir cherché un hôtel en vain, nous nous sommes finalement résolus à dormir dans la voiture place de la gare.

L’endroit était éclairé et sécurisé et en plus de cela nous étions en compagnie d’autres véhicules qui eux aussi attendait le lendemain pour pouvoir aller à Mouyondzi.

 

Le lendemain matin, nous nous sommes rendus à l’embarcadère. A notre grande surprise,  l’usage du  bac est conditionné par le passage du camion des chinois car ce sont en fait eux qui entretiennent et utilisent le bac. Il n’y a pas de moteur, le bac avance à l’ aide de poulies, de cordes et de flotteurs…  Il faut payer 500 francs pour une voiture et 1 000 Frs pour un camion, c’est le pourboire des gars qui tirent les cordes.  

C’est le petit matin, le jour se lève, il y encore du brouillard, l’ambiance est fantomatique, on se croirait dans un film d’Hitchcock. La traversée ne dure pas longtemps entre 5 et 10 minutes selon le nombre de personnes qui tirent les cordes. Dans un autre contexte, j’aurais trouvé cela touristique…

Une fois, la traversée faite, nous devons encore rouler 45 mn pour atteindre Mouyondzi. Inutile de dire que nous sommes fatigués … mais dès que l’on arrive nous enchaînons directement avec les meetings. Ce jour, Mme Claudine Munari future Députée de Mouyondzi visite 17 quartiers. Nous en visitons 9 avec elle avant de … reprendre la route vers 15 heures le jour même.

Nous arrivons à Dolisie vers 22 heures.  Nous y passons la nuit et  repartons le lendemain sur Pointe Noire vers 11 heures après avoir pris un petit déjeuner bien mérité au Grand Hôtel de Dolisie.

 

Mouyondzi  porte bien son nom et son slogan : cours d’eau poissonneux et Mouyondzi  Travaille et Ravitaille. Cette partie de la Bouenza à toujours été le grenier du Congo, la terre y est rouge et très fertile. Les activités économiques de la région en général et de cette localité en particulier sont essentiellement  centré sur l’agriculture, l’élevage et la pêche. D’où l’abondance des denrées alimentaires.

On y trouve de tout, a des prix défiant toute concurrence, alors que ramener de Mouyondzi ?

 

Cela ne dépend que de vous et de votre porte monnaie. Le marché de Mouyondzi centre s’anime aux environs de 5h du matin, et reçoit les commerçants des 5 districts, il regorge de produits frais :

-          Les patates  (des pommes de terre, des ignames, des patates douces,…)

-          Des bananes (de dessert et des plantains,)

-          Des légumes (épinard, moussosso, oseille et autres)

-          De la viande de bœuf, de porc, de brousse (l’antilope)

-          Du manioc et du foufou

-          Des fruits

-          Et autres

Un large choix des produits frais et de bonne qualité s’ouvre à vous, préparer vos sacs de shopping ou sacs de nguiri pour en ramener autant que vous voulez. A Mouyondzi on mange bio !

Victor Foutou
Fils de Mouyondzi
Journaliste auteur.
Pays-Bas
 
Foutou c’est bien mon nom, mais en béémbé originel je m’appelle  bien Mfoutou. Pourquoi Mfoutou ? Si la modernité laissait un libre choix pour le prénom, notre tradition  imposait des noms aux jumeaux et jumelles et à celle ou celui qui les suit. Les patronymes conven-tionnels donnés aux deux sœurs jumelles c’étaient  Tsimba et Nzoussi. Tsimba est celle qui sort la première et Nzoussi la seconde. De même que chez les jumeaux, Mboussi est  le premier né et Mpika celui qui vient en second. Mfoutou est bien celle ou celui qui les suit. Je suis donc celui qui suit Mboussi et Mpika.  Mfoutou est un patronyme évocateur de nos us et coutumes qui veut dire celui qui a trompé.
 
En effet, selon notre tradition, j’aurais pu naître le même jour que mes frères Mboussi et Mpika, je m’étais dérobé à la naissance en attendant que mes deux prédécesseurs prospectent tout d’abord le milieu dans lequel je serai appelé à vivre. Si le milieu avait été défavorable,  je ne serais pas né.
Ceci je l’a appris au Mbongui : Un hangar où les hommes se retrouvent quotidiennement afin de se transmettre mutuellement le savoir et la connaissance. C’est ici qu’on débat, traite et règle tous les problèmes inhérents à la vie. On y accède à la profondeur de la pensée, de la connaissance et de la vie de toutes les générations qui nous avaient précédé. On informe et s’informe, se raconte des histoires pour s’instruire et se cultiver. Que nous reste-t-il de ce véritable centre culturel que le miroir de mes souvenirs me montre son reflet? je n’en sais rien car je l’ai quitté depuis plus d’un quart de siècles.
 
Mfoutou n’était pas seulement un enfant mythique , il était aussi doté de capacités exceptionnelles à guérir la surdité; un homme au service de l’homme. Chaque fois qu’un habitant du village avait un petit grincement dans l’oreille, on me consultait pour aider à réparer l’anomalie. Le seul remède à ma disposition était l’air que je soufflais fortement de ma bouche dans l’oreille souffrante. Après avoir accompli ce geste rituel, je demandais :
Es-tu sourd?
- Non, je t’entends parfaitement
répondait mon patient. Une cure devant laquelle j’exprimais secrètement mon scepticisme quant à ses effets  thérapeutiques. Pourtant, selon toute apparence, les malades y trouvaient leur compte. En contrepartie, je recevais quelques pièces d’argent que je devais obligatoirement accepter pour empêcher le mal de récidiver.
Que reste-t-il de nos us et coutume ?

 

KIYENGUI S’OFFICIALISE

 

Les cadres de Mouyondzi vivants à Pointe Noire, officialisent leur entente pour le bien des pays de Mouyondzi.

En effet, dans le but de venir en aide à la population de cette localité, les cadres ressortissants de Mouyondzi ont mis en place une Organisation Non Gouvernementale (O.N.G) Kiyengui pour le Développement des Pays de Mouyondzi(K.D.P.M).

Cette Organisation a pour objectifs  d’identifier et financier les projets communautaires, de soutenir les projets de développement, de promouvoir la solidarité entre les enfants des pays de Mouyondzi ainsi que leurs cultures et entreprendre des actions qui concourent à la préservation de l’environnement dans les pays de Mouyondzi.

A cet effet, une réunion a eu lieu à Mpita au domicile de Mme Odette BISSOMBOLO, concernant l’élection des membres du Bureau Exécutif et les membres du Comité d’Evaluation. En tant qu’une organisation à libre opinion, les membres du KDPM ont voté par bulletin secret les personnes de leurs choix. Ainsi, dans le Bureau Exécutif nous avons :

-          MADIELE Dieudonné comme Président

-          SEYE-BENA MIKOLO Edith, Vice-présidente ;

-          BROCHEC Kriss, Secrétaire ;

-          BIKINDOU Audrey, Secrétaire adjoint

-          BISSOMBOLO Odette, Trésorière ;

Aussi, pour une meilleur coordination, le Comité d’Evaluation  est composé de : MBOUNGOU KIMPOLO Noel, MOUANDZERI-NKAYA Grégoire et de MAOUENE Antoine.

Une équipe de choc qui par la dévotion et la compassion de ses membres ne pourraient faire que du bien.

Comme toujours, après le traité des sujets du K.D.P.M, l’ambiance est redevenue comme elle doit être, familiale.

Suite à un grave accident de la route, le pont reliant Bouansa et Mouyondzi s’est effondré.

Construit dans les années 60, ce pont n’a pas supporté la collision entre un gros véhicule de dix roues avec un chauffeur, deux contrôleurs et quelques passagers assis sur les sacs de ciment, un taxi à son bord six passagers et une Mercedes de 6 roues ayant lui aussi des passagers.

Le camion à dix roues provenait de Mouyondzi et était chargé de moins 10 tonnes de sacs de ciments, et a frappé de plein fouet les véhicules venant de l’autre sens, donc de Bouansa. Sous l’effet de l’impact et du lourd chargement du gros moyen, le pont s’est affaissé dans la rivière du coté de Mouyondzi entrainant ainsi les trois véhicules dans la rivière.

La résultante de cet accident est un bilan lourd, humain que matériel :

-          Plus de quatre morts

-          Des personnes blessées graves et superficielles

-          Un pont détruit

-          Des véhicules irrécupérables.

Une autre tragédie qui vient de bouleverser les congolais en général et les habitants de la Bouenza en particuliers.

Aussi, le Chef de l’Etat a vite réagi en instruisant le ministre des travaux publics de tout mettre en œuvre pour que cette localité ne puisse rester isolée du reste du pays. Pendant ce temps, la population de la région a renoué avec les pirogues.

Entreprendre un voyage nécessite de la préparation. Plus l’on va loin, plus cette préparation doit être minutieuse. Et Mouyondzi n’est pas en reste.

C’est en nous basons sur notre expérience que nous avons réalisé cette liste. De telle manière à ce que lorsque vous vous déciderez à sauter le pas, vous n’ayez qu’ à imprimer cette liste.

Pour partir à Mouyondzi dans de bonnes conditions, il faut :

-          Un véhicule en bon état de fonctionnement, de préférence un 4X4 mais les voitures berlines peut aussi y aller.

Faire vérifier l’état général de la voiture par un mécanicien.
Si vous n’avez pas le temps de le faire,  vérifiez les pneus, les niveau d’ huile, les freins

Partir avec une roue de secours en bon état (Nous avons un pneu qui a crevé à l’ aller et au retour c’ est un autre pneu qui a crevé). Si vous avez un pneu crevé, le faire réparer dès que possible

Une lampe dans la boite à gant

Ce sont des mesures de prudence qui s’imposent, au Congo dès que vous devez prendre la route et  sortir d’un centre urbain. Il n’y a rien de plus désagréable que tomber en panne en pleine brousse.

 

-          Des packs d’eau, effectivement à Mouyondzi. Il n’ y a que l’ eau du puis. Elle n’ est pas comestible. Pour éviter les surprises désagréables et les maladies, il vaut mieux partir avec de l’eau.

-          Des chaussures fermées et confortable et des vêtements pas trop salissants (bannir le blanc à cause de la terre rouge.

-          Des sacs shopping et des sacs en nguiri pour pouvoir ramener des denrées comme le foufou qui sont vraiment moins chères là bas

-          Une trousse à pharmacie base (antipaludiques, antihistaminiques,

-          Un appareil photo pour pouvoir immortaliser la beauté des paysages

-          Des bonbons et des biscuits comme dans toutes les localités, ils sont très appréciés par les enfants

-          Quelques cartons de vins, pour les chefs de villages où vous comptez faire des excursions ou visites

 

Le Monastère de Bouansa
Fondé en 1958 sur la demande de l’évêque du lieu par des cisterciens de la Pierre- qui-Vire. L e monastère de Bouansa est un lieu de prière et de recueillement, sa nouvelle église a été inaugurée en 1994. Suite aux guerres civiles qu’a connu le Congo, le monastère a du interrompre ses activités en 1997, et les a repris en 2008.
Situé dans la Bouenza, le monastère avait pour but originel aidé les habitants de cette région ravagés par les endémies des régions équatoriales plus particulièrement la maladie du sommeil, éradiquée depuis. Un laboratoire était crée en ce sens, et qui continu encore de fonctionner de nos jours. Ce dernier fabrique des produits comme « kosso-kosso » pour la toux, un vermifuge « missiété », de la quinine et du paracétamol.
Il est aussi doté d’une hôtellerie de 14 chambres et d’un poulailler. Offrant ainsi un logement à des personnes de passage à Bouansa.
Loin de son caractère très religieux, il reste cependant une escale d’un attrait touristique important, de par son architecture et les matériaux de construction (briques rouges) s’harmonisant si bien avec son environnement de la terre de glaise rouge et glissante typique de cette région donnent à la fois un charme pittoresque et très paisible vu son emplacement entre le fleuve du Niari et une large plaine. Cela donne l’impression qu’on se trouve sur une ile avec au loin, un dégagement sur les collines.

Situé dans la Bouenza,  à quelque dizaines de kilomètres de Mouyondzi centre, le barrage de Moukoukoulou est formé par une rivière du même nom. De magnifiques chutes surplombent cet édifice. Un magnifique rideau d’eau qui a permis la construction du barrage hydroélectrique comportant quatre turbines, pour une puissance totale 74MW.

Construit depuis 1979, et endommagé en 1998 au cours de la guerre civile congolaise, le barrage a été réhabilité et fonctionne à nouveau depuis 2007. Il  dessert la ville de Pointe Noire.

Les chutes de Moukoukoulou  est un site touristique très attrayant. En plein milieu d’une végétation dense et luxuriante, le site est l’un des plus beaux au Congo. A titre de référence, certaines vues rappelle beaucoup les paysages de l’Amazonie que l’on peut voir dans le film à « La poursuite du diamant vert ». Un pont surplombant le tout offre un paysage à couper le souffle sur l’ensemble que forment les deux versants de la rivière, la végétation environnante, le barrage et les chute. L’ air y est pur et vivifiant. Les émanations d’eau provenant des chutes humidifient l’air et donnent l’impression que l’ on se désaltère : une oasis de fraîcheur au sein de la forêt. Après le barrage de l’autre côté du pont, l’eau continue sa course folle. Avec les rochers, le débit important de l’eau et les berges. On se dit que ce site serait idéal pour faire du canoë kayak…

Enfin, revenons sur terre …

Depuis Mouyondzi Centre, il faut 45 mn à 1 heures pour accéder à ce site. La route qui y mène est dans un état chaotique si on la compare à celle qui va de Bouansa à Mouyondzi centre, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.  On regrette aussi que le site ne soit pas aménagé sur le versant de la rivière à l’ opposé des chutes. Des bancs ou au moins des troncs d’ arbres habilement agencés,  auraient permis aux visiteurs de pouvoir profiter plus longtemps du site et du panorama.

A noter que le barrage se trouve en équidistance entre Brazzaville et Pointe-Noire.

 

 

 

 

 

 

Anne-Marie Kabala, Administrateur Maire de Mouyondzi

Depuis le 31 mars 2011, Mme Anne-Marie Kabala veille aux destinées de Mouyondzi Centre, en tant qu’administratrice Maire de la Ville.

 

Continues…