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Une fois n’est pas coutume, après la soirée de gala de la caravane des pays de Mouyondzi, le centenaire eut droit aussi à sa soirée de gala.

Le samedi 24 septembre 2011, la résidence du centre était devenue le centre d’intérêt des Mouyondziens et d’autres venus pour le centenaire.

Lumière tamisée, des tables disposées un peu partout, des chaises recouvertes d’un tissu en soie et un buffet dressé n’attendant que les invités. Une ambiance chaleureuse et accueillante.

 

En début de soirée, une musique douce, lente, du jazz et quelques sons de saxophone était diffusé, parfaite pour se détendre et se laisser aller.

C’est sous un ciel menaçant que les invités en honorés de leurs présence à l’invitation de la Marraine du centenaire, Mme Antoinette Sassou Nguesso.

 

 

La soirée était agrémentée par la présence de certains ministres comme les Mrs Emile Ouosso, Bruno Itoua, Zachary Kipoumi et les dames Claudine Munari, Madeleine Yila Boumpoutou, etc.

Que du beau monde en tenue de ville, une soirée très mondaine où se côtoyait hommes politiques et hommes d’églises, hommes d’affaires qu’agents des médias, et même les simples gens du peuples. Tout le monde était le bienvenu.

 

C’est à la sortie de la première dame que Cosmos Muntuari et son orchestre ont pris le relais de l’animation de la soirée, la transformant ainsi en une soirée dansante.

 

En fin, la soirée pouvait commencer, ouverture du buffet à volonté et de la piste de danse. Les invités se sont régalés avec des spécialités typiquement congolaises, bien évidemment une entrée était proposée et un apéritif.

 

Sur la piste de danse, la Première dame, a ouvert le bal, une façon d’inciter les autres invités à faire comme. L’invitation a été bien accueillie puisque très vite la piste s’ est noircie de monde. La piste a été  très vite prise d’assaut.

Une ambiance bon enfant y régnait, mais, comme le dit l’adage, les bonnes choses ne durent pas, madame la pluie avait repris ses droits.

Sous l’averse, certains invités ont essayés de tenir tête en continuant à danser, d’autres ont préférés rentrés.

 

Sans la pluie, la soirée se serait prolongée jusqu’à très tard dans la nuit.

 

 

 

Je suis allée à Mouyondzi pour la première fois dans le cadre du Centenaire. Etant donné que cela faisait déjà plusieurs semaines que je travaillais sur le site internet www.mouyondzi.com et par conséquent j’avais hâte de découvrir cette localité.

 

Pour que le voyage ce fasse dans de bonnes conditions, nous avions opté pour un voyage de groupe. Faisaient parti de notre délégation : les membres des médias (TPT, DVS+, TV Pointe Noire, Radio Pointe Noire) ainsi que la cellule de cadres originaires de Mouyondzi. En tout, on pouvait totaliser une 20 aine de personnes.

 

Le départ prévu à 8h00 du matin à finalement eut lieu à 11heures, pour la suite nous n’avons pas été déçus. Ce n’était pas l’épopée d’Ulysse mais presque.

 

A peine moins d’une heure après notre départ, notre bus est tombé en panne.

 

Des problèmes mécaniques qui ont fait que des personnes de notre délégation sont parties chercher un autre bus sur Pointe Noire. Il était presque midi, on en a profité pour faire une pause déjeuner (croissants et yaourts) et faire un peu de tourisme à Makola, il y’en d’autres qui ont fait la sieste. Plus de deux heures ont passé avant que le bus n’arrive, le temps de chargé les bagages et tout, nous avons quittés ce lieu au environ de 15h. . Des pannes mécaniques à la longue attente, des gens malades au trajet interminable, voilà ce qu’a été aller vers Mouyondzi.

En effet, la durée du voyage entre Pointe Noire et Mouyondzi est de plus de 9h de route. Mais une chose rendait tout cela supportable, la solidarité. Il s’est crée une entente entre les passagers de ce bus, une entraide qui nous a permis de rester forts et d’arriver à bon port tous ensembles. Le tout n’était pas si mal que, ça nous a permis de faire plus ample connaissance.

 

C’est au beau milieu de la nuit que nous sommes arrivés à Mouyondzi. On ressemblait a des fossoyeurs sous l’éclairage de Mouyondzi centre, car la route est très poussiéreuse.

Dès notre arrivée nous avons pu constater l’hospitalité des Mouyondziens, malgré l’heure tardive, ils ont fait tous ce qui était à leurs pouvoirs pour nous trouvés des logements.

Enfin, il était temps pour nous de dormir.

 

Au petit matin, nous étions sur le pied de guerre  car il fallait couvrir toutes les manifestations. La fatigue, les courbatures dues au voyage et le manque de sommeil nous a mis les nerfs à fleur de peau. Moi particulièrement, je n’ai pas arrêtée de crier sur une collègue à moi, la pauvre, elle avait tout compris, qu’elle n’a pas dit un seul mot, me laissant seule pour me calmer. Cela s’est dissipé en assistant à quelques activités culturelles et en contemplant cette population dans leur milieu naturel.

 

La première chose qui vous frappe quand on arrive à Mouyondzi, c’est la poussière qui se soulève a chaque fois qu’un véhicule passe, les bâtiments officiels même repeintes sont couverts d’une épaisse couche rougeâtre. D’ où son surnom Mouyondzi la poudreuse.

En second, c’est le dynamisme de la population. Particulièrement jeune, elle est très active se levant tôt et se couchant tard. Partout on rencontre des commerçants qui, ont pour rêve d’être des futurs Maouene et Charden Farell. Il n’ya pas que des commerçants, il y’a aussi des intellectuels, pour un village, Mouyondzi renferme plusieurs écoles très fréquentées.

Pendant mon séjour, j’ai fait la connaissance d’une femme de troisième âge qui s’exprimait en français. Et c’est là qu’on y croit, MTR, travaille et ravitaille non seulement en commerçants mais aussi en intellectuels.

Autre chose aussi, le cout de la vie est assez bas à Mouyondzi

 

Un séjour riche en information, nous avons tellement  appris sur la culture bembé, par exemple, les anciens chefs de village avaient le pouvoir de changer d’apparence ou encore de rendre invisibles les chutes de Moukoukoulou aux étrangers ; des femmes qui étaient capables de transférées les douleurs d’accouchements à leurs époux, etc. Que des histoires propres à la culture bembé.

 

Le voyage du retour était un réel plaisir, on a pu admirer le magnifique paysage qui borde la route Mouyondzi-Bouansa, des nombreux petits villages à la fois pittoresques et charmants, sans oublier l’incroyable lumière de Dolisie ou encore la traversée du Mayombe.

 

 

Barelie MALANDA

 

 

 

 

Il se forme à Pointe Noire une association regroupant les cadres ressortissants des pays de Mouyondzi.

Au cours d’un déjeuné, les cadres de Mouyondzi ont débattu, qu’après le centenaire, les enfants de cette localité en particulier les cadres ne devraient rester spectateurs, qu’il était temps d’agir pour le bien de Mouyondzi

Dans le même élan de solidarité, de fraternité et de partage qu’ils avaient manifesté pendant les festivités du centenaire de Mouyondzi, que le cercle des cadres veulent aujourd’hui officialiser leur entente et leur besoin d’aider la population des villages de Mouyondzi.

Kiyengi pour le Développement des pays de Mouyondzi, est une association à but non lucratif et qui à pour objet :

-          Identifier et réaliser les projets communautaires pour le développement des pays de Mouyondzi

-          Soutenir les projets visant le développement des pays de Mouyondzi

-          Promouvoir la solidarité entre les enfants des pays de Mouyondzi

-          Promouvoir la culture des pays de Mouyondzi

Dans ce sens, peut adhérer, tous ressortissants de cette localité, toute personne  ayant vécu, aimant ou ayant un lien affectif ou sentimental avec Mouyondzi.

Ce samedi 25 février 2012, les sages des pays de Mouyondzi  vivant à Pointe Noire ont organisés une réunion en vue de faire le point sur le centenaire de Mouyondzi et de fixer d’autres objectifs pour cette nouvelle année.

Cette réunion à rassembler, les fils et filles de Mouyondzi dont certains membres de la cellule des cadres, des Sages et Représentants des 5 districts de Mouyondzi.

L’ordre du jour : centenaire de Mouyondzi, réussit ou pas. Telle était la question.

En cet effet, une causerie- débat a été ouvert invitant ainsi les présents de donner leurs avis. Les intervenants ont donnés des avis divergents qu’ils ont tenu a clarifié.

Oui, les festivités du centenaire ont été à la hauteur des attentes, une réussite totale, car ils ont permis la réflexion sur la situation de cette localité qui, il y’a de cela quelques décennies était le ravitailleur du Congo, la proposition de solution pour sortir Mouyondzi de ce marasme politique, culturel et économique. Pour cela un symposium a été organisé réunissant plusieurs cadres et chercheurs (des scientifiques), pendant les festivités du dit centenaire.

Il a également été une occasion de concilier et de réconcilier non seulement le Congo, mais aussi les congolais de la diaspora. Cela a été une grande fête de trouvaille et retrouvaille. Un véritable moment  de rassemblement et d’effusion de joie.

Par contre, l’un des sages présent a fait remarqué que  le thème du centenaire était l’unité de Mouyondzi et ses 5 districts (Tsiaki, Mabombo, Kingoué, Yamba et Mouyondzi), mais malheureusement a n’a noté une faible représentation et même participation des autres districts. Puis il a insisté sur la fraternité, et l’unité des Bembés.

En cela, des mesures ont été prises :

-           Lutter contre la désunion des ressortissants de Mouyondzi

-          Tenir des réunions une fois par mois pour raffermir la fraternité déjà existante

-          Organisées des journées culturelles pour la valorisation et la divulgation de la culture bembé (danses et autres).

-          Créer un marché pour les produits en provenance de Mouyondzi

En ces termes, les cadres et sages de Mouyondzi ont pris la décision de changer le futur de Mouyondzi, et de tout faire pour ériger la stèle du centenaire.


Attaquant international congolais, François M’Pélé possède un palmarès impressionnant : 463 matchs, 163 buts (en championnats hors coupes de France et matchs amicaux), champion de la Coupe d’ Afrique des Nations en 1972 etc. C’ est le sportif congolais qui jusqu’ alors a le plus marqué le football européen.

On peut presque dire que l’ histoire d’ amour de François M’Pélé avec le football a commencé à Mouyondzi. En 1963, il
est en internat au CEG de Mouyondzi.

Continues…

REMISE DES DONS DES CADRES DE POINTE NOIRE

Le Centenaire des pays de Mouyondzi est une célébration qui concerne tous les congolais en général et tous les ressortissants des pays de Mouyondzi en particulier. C’est dans cet esprit que les cadres de Pointe Noire se sont mobilisés. Grâce à la participation de personnes physiques et morales, ils ont pu faire don d’un lot de produits pharmaceutiques important à l’ Hopital de Mouyondzi.

D’une valeur d’environ 20 millions de francs, le lot de médicaments était essentiellement composé des antipaludiques, des vermifuges, des paracétamols et de l’alcool. Il est important de souligner le les contributions des sociétés Imex et Total E&P Congo.

Remise de carnet de santé aux habitants de MouyondziEn plus, des antipaludiques, la société Imex a aussi fourni des carnets de santé. Ces derniers sont venus compléter le lot offert par les cadres de Pointe Noire. C’est en présence du directeur départemental de la santé de la Bouenza et des responsables de cet hôpital et de l’Abbé Benjamin Nkala que s’est effectuée la remise de dons.

Le directeur départemental de la santé de la Bouenza, a exprimé ses plus vifs remerciements. Il a assuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Les enfants de l’hôpital ont aussi été à la fête car ils ont reçu des jouets offerts par Congo Web Agency.

Dans le cadre de ce centenaire, il est aussi important de souligner la participation du Groupe Charden Farell qui a fait notamment don d’ une ambulance à l’ hopital de Mouyondzi. Cette entreprise fera ultérieurement l’ objet d’ un article .

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A l’issue des travaux du symposium sur le centenaire des pays de Mouyondzi tenus les 22 et 24 septembre 2011 à la commune de Mouyondzi ;

Ayant fait l’état des lieux sur les plans historique, économique et socioculturel, les participants ont fait les recommandations suivantes auprès des pouvoirs publics et des enfants des pays de Mouyondzi.

  1. A.     Sur le plan historique

Les enfants des pays de Mouyondzi se sont engagés à :

-          Eriger un monument historique où seront gravés les noms des hommes et femmes illustres dans tous les domaines ;

-          Construire un musée de la culture des pays de Mouyondzi qui sera le repère de toutes les générations.

De même, le comité scientifique sera mis en place à court terme pour réécrire et restituer l’histoire des pays de Mouyondzi par la collecte des mémoires et autres publications existantes. Ce comité sera supervisé par le professeur Dominique NGOIE NGALLA assisté du professeur Abraham Constant NDINGA MBO.

  1. B.      Dans le domaine de la santé

Le symposium recommande à l’endroit des pouvoirs publics ce qui suit :

-          L’application effective de la carte sanitaire en matière de construction des centres de santé intégré (CSI) notamment à Mouyondzi centre et dans les autres localités ;

-          Doter l’hôpital de Mouyondzi d’un personnel qualifié (Médecin, Assistant sanitaire, Infirmier d’Etat, Laborantin, Sage-femme,…) ;

-          Doter tous les centres de santé de matériel médicochirurgicaux et des médicaments génériques.

A l’endroit des enfants des pays de Mouyondzi, le symposium vous recommande de promouvoir la médecine traditionnelle et de créer des pharmacies traditionnelle afin de perpétuer les connaissances de nos aïeux.

Dans le domaine de l’éducation et de la culture, le symposium recommande à l’endroit des pouvoirs publics de :

-          Doter les écoles des personnels enseignants qualifiés et du matériel didactique particulièrement au CEMA et au CETI ;

-          Réhabiliter le lycée de Mouyondzi.

Aux enfants des pays de Mouyondzi, le symposium recommande la pratique des pays maternelles dans les familles respectives afin de perpétuer nos us et coutumes et de créer une bibliothèque des pays de Mouyondzi pour inciter les résidents à la lecture. Enfin, les enfants de Mouyondzi sont priés de donner une nouvelle dimension à la poterie traditionnelle.

Dans le domaine de la musique et du sport, les enfants des pays de Mouyondzi ont pris l’engagement de :

-          Mettre en place les  équipes des filles et femmes pour revaloriser le « makemgu » afin d’en faire une discipline sportive de compétition ;

-          Créer les coupes Paul SAYAL MOUKILA pour le foot ball ; MABOUMINA CADY pour le hand ball et Delphine MIYALOU en semi marathon.

Au plan économique

A l’endroit des pouvoirs publics, le symposium recommande de :

-          Procéder à l’électrification ainsi qu’à la desserte en eau potable dans les pays de Mouyondzi ;

-          Relancer les pépinières sur les produits agricoles tels que le café, les agrumes et les essences nobles.

Dans ce domaine économique, les enfants des pays de Mouyondzi, particulièrement les hommes d’affaires se sont engagés à créer une banque de développement agricole.

De même ; le symposium demande impérativement à chaque Cadre, ressortissant des pays de Mouyondzi, de s’approprier le slogan suivant : un Cadre, Une maison et Un champ dans son terroir.

En autre, le symposium a décidé la mis en place dans les plus brefs délais d’une commission de suivi des recommandations du centenaire qui sera composé des résidents, des citadins et de la diaspora des pays de Mouyondzi.

Pour terminer, les participants au symposium, recommande à tous ressortissant des pays de Mouyondzi de bannir la politique politicienne qui divise ses filles et fils, et d’avoir désormais un regard vers le terroir et œuvrer pour notre unité, base du développement de nos cinq districts.

 

Fait à Mouyondzi le 24 septembre 2011

Le symposium

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Après les éliminations, il ne reste plus que deux équipes : Ewawa de Mouyondzi en rouge et bleu et l’Association la Mouyondzienne de Brazzaville en blanc et bleu.

Une chose était sure, aucune des deux équipes ne voulait lâcher prise. Elles se rendaient coup pour coup, mais on sentait tout de même la détermination de l’équipe de Mouyondzi  à marquer le centenaire par une victoire. De l’autre côté, malgré leurs grands âges, les Mouyondzienne n’étaient pas prêtes à lâcher le morceau non plus. Ce qu’elles désiraient : une victoire pour  rendre hommage à de l’Ecole Normale.

A la mi-temps, Ewawa menait 70-30 face aux Mouyondziennes.

Une finale corsée, les premières minutes, les Mouyondziennes ont essayé d’intimider l’équipe d’Ewawa. Mais il faut dire que face à la détermination et à la jeunesse de l’équipe d’Ewawa.  la machine Mouyondzienne a dû capituler

Ce qui a fini par aboutir par une victoire écrasante d’Ewawa 120-60.

L’équipe originaire de Mouyondzi a gagné. Pour cette finale, l’ambiance était à la fête et à la bonne humeur. Embrassades et accolades, sourires et rires, ont ponctué la fin du match de Nzango.

La Ministre de la Promotion de la Femme, MmeMadeleine Yila BOUMPOTO, a remis le trophé de la deuxième place au capitaine de l’équipe de « La Mouyondzienne ». C’est la première Dame, Mme Antoinette Denis Sassou Nguesso qui a remis la coupe au capitaine de l’Ewawa, la championne du tournoi du Centenaire des pays de Mouyondzi. La capitaine d’Ewawa était tellement émue qu’elle n’a pu articuler qu’un mot : « Merci !!!  ».

La capitaine de l’équipe de la Mouyondzienne s’exprima en ces termes : « nous avons fait de notre mieux, vue notre âge nous avons assez bien joué, nous ne sommes pas déçue, pas le moins du monde, et la présence de la première dame a été une source de motivation pour nous… »

La soirée culturelle du Centenaire de Pays de Mouyondzi, restera un évènement mémorable.

D’un coté une exposition vente des produits de la médecine tradi-moderne, des vêtements et des miniatures des bâtiments officiels de Mouyondzi, de l’autre, un concert avec des groupes tradi-modernes des pays de Mouyondzi. Objectif : mettre en valeur la culture bembé.

Un début de soirée coloré par le groupe Kiblomb’kia Mpala, dans des déhanchements vertigineux, et un rythme a coupé le souffle qui a électriser toute la foule. La Ministre Claudine Munari, n’était pas épargné, pris dans le tourbillon magique des sons et rythmes, elle a esquissé des pas d’une danse bembé appelé Mutunta qui a galvaniser la foule.

Ce n’était que le commencement, après l’annonce par madame la Ministre Claudine Munari du prix de la meilleure danseuse et du meilleur danseur, le spectacle avait pris une autre dimension, elle venait de jeter de la poudre au feu.

Un spectacle d’acrobaties à la sauce Kiburikiri, voilà le plat que le groupe tradi-moderne Adjani Musica nous a servi.

Une ambiance folle qui vous plonge dans la culture bembé. Une ambiance festive qui s’ est prolongée très tard dans la nuit ce qui prouve que cela a été un évènement vraiment réussi.

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Pour commencer, qu’est ce qu’un symposium ?

Un symposium est un congrès scientifique réunissant des spécialistes.

Le symposium du centenaire des pays de Mouyondzi n’a pas dérogé à la règle. Cela a été une occasion de faire une rétrospective détaillée de l’histoire des pays de  Mouyondzi. Plusieurs spécialistes et personnalités ont contribué à cet événement, ont notamment participé à ces travaux  les Professeurs Ngoie Ngalla, Abraham Constant Ndinga Mbo, Jean Grégoire Bakoulou …

A titre  introductif, c’est le Professeur Ngoie Ngalla qui a pris la parole. Après avoir fait la synthèse de l’histoire coloniale des pays de Mouyondzi. Il a a poussé les auditeurs à la réflexion sur les thèmes suivants : «  les pays de Mouyondzi regroupent plusieurs ethnies, différentes mais très proches à la fois, une population qui se cherche et se trouve, sans cesse s’attire et se repousse, nous originaires de ces pays devons travailler à annuler cette différence ( Téké lali, Bembé) qui n’est que source de négativité. ».

Au cours de ses recherches et enquêtes, il a découvert que les bembés sont éparpillés dans  tout l’espace africain comme la Zambie, le Katanga, Angola ou le Zimbabwe. D’où la question, est ce que la Zambie est le premier foyer des bembés ? Car sa population bembés est estimée à 5 millions.

ouverture symposiumEnsuite, pour ce qui est de la méthodologie de la rédaction de l’histoire du Congo en général, le Professeur Abraham Ndinga, a su efficacement démontré comment un bon historien devait rédiger l’histoire d’un peuple, d’une ethnie ou encore d’une nation :  «  Un ouvrage bien qu’il soit bon, n’est pas une source ; l’historien doit être critique et être à mesure de distinguer de l’authentique au fameux, et du douteux au propos flatteur »

Dans ces conditions, il doit utiliser toutes les sciences à sa disposition telles que : la toponymie, les traces d’immigrations et autres ; même un nom de famille est porteur d’histoire. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut reconstituer les pistes et traces laissées  par des hommes. Ainsi on n’a pu prouver que les bembés n’étaient pas originaires de Mouyondzi mais qu’ ils venaient d’ ailleurs.

En ce qui concerne la  conquête des plateaux babembés, le Professeur Jean Grégoire Bakoulou, a mis l’accent sur la période trouble du colonialisme à Mouyondzi. De la résistance des bembés qui dura 23 ans (1888-1911) ; de la ruse des colons qui demandèrent une trêve et l’achat des drapeaux tricolores aux villages qui acceptaient la trêve. Peu après, ils organisèrent une descente et décimèrent tous les villages n’ayant pas de drapeaux tricolores, tous les autres (villages) assistaient au massacre sans moyens de riposte car ils avaient déjà donné toutes les armes à l’envahisseur.

Mais comme le dit l’adage, du fort peut sortir le doux, Mouyondzi meurtri se réunifia, se civilisa et donna des cadres via l’école normale comme Charles David Ganao, Massamba Débat, Jean Grégoire Bakoulou, Antoinette Sassou Nguesso et autres.

Symposium riche en information, assumer son passé est une preuve de maturité, Mouyondzi a fait du chemin en 100 ans, aujourd’hui, il regarde vers son avenir. Mais il est toujours important pour un peuple de savoir d’ où il vient pour pouvoir mieux gérer son futur.

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