M. l’Abbé Benjamin KALA-NGOMA chargé de la supervision et de la coordination des travaux du comité est né à Mouyondzi en 1947. Hormis, cette fonction qu’il occupe dans le cadre du Centenaire de Mouyondzi. Il est aussi le Directeur Diocésain pour la Bouenza, la Lékoumou et le Niari.

C’ est l’ auteur du guide  : « En Avant pour le Centenaire des Pays de Mouyondzi : 1911 – 2011 , les raisons d’ une commémoration ».

Pour lui cet anniversaire est une occasion pour faire un bilan, une rétrospective : « Qu’ est ce qui a été fait ?. Qu’est que l’ on peut faire ? Qu est ce que l’ on peut projetter ? ».

Pour cet historien, l’ Abbé est aussi Détenteur d’ un Doctorat en Lettres et Histoire de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne ), il faut nécessairement aller au-delà de l’ aspect festif de la fête pour retrouver notre histoire et garder notre mémoire. Cette fête est un rendez-vous du donner et de recevoir. Mais le Congo a une culture riche que nous nous devons de promouvoir.

“Il est important que nous travaillions en profondeur sur les hommes et les femmes qui ont fait Mouyondzi. Car il ne faut pas oublier que cette partie du Congo a résisté pendant 4 ans aux colonisateurs”. Il parle surtout des femmes : « Ces dernières dans notre culture sont des vecteurs de la mémoire. Je me souviens d’ une maman qui a pu remonter un arbre généalogique, jusqu’ au 17ème siècle. J’ ai pu vérifier son témoignage grâce à des recoupements… ».

Bien que profondément  attaché à  l’ histoire, l’ Abbé Benjamin  KALA-NGOMA est aussi bien ancré dans la réalité de sa localité. C’ est avec beaucoup de franchise qu’ il parle des problèmes des habitants des pays de Mouyondzi.

Pèle mêle, il évoque :

- « Les problèmes d’eau : Mouyondzi est situé sur des plateaux et l’approvisionnement en eau est difficile. Il faut régler le problème d’adduction d’ eau. »

- Les problèmes de santé : notamment l’hôpital Robert Makélé qui aurait besoin d’équipements : lits, matelas etc.

- Le problème d’équipements des salles de classes : on manque de livres et de tables blancs.

- Les problèmes sociaux dont notamment le chômage des jeunes qui crée l’oisiveté et qui entraine l’ exode rural vers les grandes villes (Brazzaville et Pointe Noire)

- L’agriculture a besoin d’être modernisée, les femmes travaillent sur les flancs du coteau.- En dépit de la route Bouanza-Mouyondzi, il existe encore des problèmes pour évacuer les produits vers les centres urbains. Le nombre de Wagons du CFCO est insuffisant, souvent les produits : oranges, manioc, bananes etc.  pourrissent sur place ».Pour l’ Abbé, tous les aides multiformes de personnes de bonne volonté sont la bienvenue non seulement pour la Fête du Centenaire mais aussi pour le développement des Pays de Mouyondzi.En tant qu’ écrivain,  l’ abbé a publié un recueil sur les proverbes en Mbembé. En attente de publication, il a écrit un livre sur les contes Mbembé. Son essai sur « L’ élevage du Porc et ses conséquences » est un texte surprenant. Dans ce document, il démontre clairement qu’il y a une corrélation entre l’ élevage du porc et la fin de la traite des êtres humains dans la Bouenza.Il est profondément passionné par la culture Mbembé et par sa région. A cause de l’ampleur des ses recherches et de son savoir, je peux affirmer sans me tromper que l’Abbé Benjamin Nkala-Goma est lui aussi un patrimoine culturel et historique de la Bouenza. 

Propose recueillis par Mme Kriss Brochec le 29/07/2011

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