Je suis allée à Mouyondzi pour la première fois dans le cadre du Centenaire. Etant donné que cela faisait déjà plusieurs semaines que je travaillais sur le site internet www.mouyondzi.com et par conséquent j’avais hâte de découvrir cette localité.

 

Pour que le voyage ce fasse dans de bonnes conditions, nous avions opté pour un voyage de groupe. Faisaient parti de notre délégation : les membres des médias (TPT, DVS+, TV Pointe Noire, Radio Pointe Noire) ainsi que la cellule de cadres originaires de Mouyondzi. En tout, on pouvait totaliser une 20 aine de personnes.

 

Le départ prévu à 8h00 du matin à finalement eut lieu à 11heures, pour la suite nous n’avons pas été déçus. Ce n’était pas l’épopée d’Ulysse mais presque.

 

A peine moins d’une heure après notre départ, notre bus est tombé en panne.

 

Des problèmes mécaniques qui ont fait que des personnes de notre délégation sont parties chercher un autre bus sur Pointe Noire. Il était presque midi, on en a profité pour faire une pause déjeuner (croissants et yaourts) et faire un peu de tourisme à Makola, il y’en d’autres qui ont fait la sieste. Plus de deux heures ont passé avant que le bus n’arrive, le temps de chargé les bagages et tout, nous avons quittés ce lieu au environ de 15h. . Des pannes mécaniques à la longue attente, des gens malades au trajet interminable, voilà ce qu’a été aller vers Mouyondzi.

En effet, la durée du voyage entre Pointe Noire et Mouyondzi est de plus de 9h de route. Mais une chose rendait tout cela supportable, la solidarité. Il s’est crée une entente entre les passagers de ce bus, une entraide qui nous a permis de rester forts et d’arriver à bon port tous ensembles. Le tout n’était pas si mal que, ça nous a permis de faire plus ample connaissance.

 

C’est au beau milieu de la nuit que nous sommes arrivés à Mouyondzi. On ressemblait a des fossoyeurs sous l’éclairage de Mouyondzi centre, car la route est très poussiéreuse.

Dès notre arrivée nous avons pu constater l’hospitalité des Mouyondziens, malgré l’heure tardive, ils ont fait tous ce qui était à leurs pouvoirs pour nous trouvés des logements.

Enfin, il était temps pour nous de dormir.

 

Au petit matin, nous étions sur le pied de guerre  car il fallait couvrir toutes les manifestations. La fatigue, les courbatures dues au voyage et le manque de sommeil nous a mis les nerfs à fleur de peau. Moi particulièrement, je n’ai pas arrêtée de crier sur une collègue à moi, la pauvre, elle avait tout compris, qu’elle n’a pas dit un seul mot, me laissant seule pour me calmer. Cela s’est dissipé en assistant à quelques activités culturelles et en contemplant cette population dans leur milieu naturel.

 

La première chose qui vous frappe quand on arrive à Mouyondzi, c’est la poussière qui se soulève a chaque fois qu’un véhicule passe, les bâtiments officiels même repeintes sont couverts d’une épaisse couche rougeâtre. D’ où son surnom Mouyondzi la poudreuse.

En second, c’est le dynamisme de la population. Particulièrement jeune, elle est très active se levant tôt et se couchant tard. Partout on rencontre des commerçants qui, ont pour rêve d’être des futurs Maouene et Charden Farell. Il n’ya pas que des commerçants, il y’a aussi des intellectuels, pour un village, Mouyondzi renferme plusieurs écoles très fréquentées.

Pendant mon séjour, j’ai fait la connaissance d’une femme de troisième âge qui s’exprimait en français. Et c’est là qu’on y croit, MTR, travaille et ravitaille non seulement en commerçants mais aussi en intellectuels.

Autre chose aussi, le cout de la vie est assez bas à Mouyondzi

 

Un séjour riche en information, nous avons tellement  appris sur la culture bembé, par exemple, les anciens chefs de village avaient le pouvoir de changer d’apparence ou encore de rendre invisibles les chutes de Moukoukoulou aux étrangers ; des femmes qui étaient capables de transférées les douleurs d’accouchements à leurs époux, etc. Que des histoires propres à la culture bembé.

 

Le voyage du retour était un réel plaisir, on a pu admirer le magnifique paysage qui borde la route Mouyondzi-Bouansa, des nombreux petits villages à la fois pittoresques et charmants, sans oublier l’incroyable lumière de Dolisie ou encore la traversée du Mayombe.

 

 

Barelie MALANDA

 

 

 

 

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