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REMISE DES DONS DES CADRES DE POINTE NOIRE

Le Centenaire des pays de Mouyondzi est une célébration qui concerne tous les congolais en général et tous les ressortissants des pays de Mouyondzi en particulier. C’est dans cet esprit que les cadres de Pointe Noire se sont mobilisés. Grâce à la participation de personnes physiques et morales, ils ont pu faire don d’un lot de produits pharmaceutiques important à l’ Hopital de Mouyondzi.

D’une valeur d’environ 20 millions de francs, le lot de médicaments était essentiellement composé des antipaludiques, des vermifuges, des paracétamols et de l’alcool. Il est important de souligner le les contributions des sociétés Imex et Total E&P Congo.

Remise de carnet de santé aux habitants de MouyondziEn plus, des antipaludiques, la société Imex a aussi fourni des carnets de santé. Ces derniers sont venus compléter le lot offert par les cadres de Pointe Noire. C’est en présence du directeur départemental de la santé de la Bouenza et des responsables de cet hôpital et de l’Abbé Benjamin Nkala que s’est effectuée la remise de dons.

Le directeur départemental de la santé de la Bouenza, a exprimé ses plus vifs remerciements. Il a assuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Les enfants de l’hôpital ont aussi été à la fête car ils ont reçu des jouets offerts par Congo Web Agency.

Dans le cadre de ce centenaire, il est aussi important de souligner la participation du Groupe Charden Farell qui a fait notamment don d’ une ambulance à l’ hopital de Mouyondzi. Cette entreprise fera ultérieurement l’ objet d’ un article .

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Pour commencer, qu’est ce qu’un symposium ?

Un symposium est un congrès scientifique réunissant des spécialistes.

Le symposium du centenaire des pays de Mouyondzi n’a pas dérogé à la règle. Cela a été une occasion de faire une rétrospective détaillée de l’histoire des pays de  Mouyondzi. Plusieurs spécialistes et personnalités ont contribué à cet événement, ont notamment participé à ces travaux  les Professeurs Ngoie Ngalla, Abraham Constant Ndinga Mbo, Jean Grégoire Bakoulou …

A titre  introductif, c’est le Professeur Ngoie Ngalla qui a pris la parole. Après avoir fait la synthèse de l’histoire coloniale des pays de Mouyondzi. Il a a poussé les auditeurs à la réflexion sur les thèmes suivants : «  les pays de Mouyondzi regroupent plusieurs ethnies, différentes mais très proches à la fois, une population qui se cherche et se trouve, sans cesse s’attire et se repousse, nous originaires de ces pays devons travailler à annuler cette différence ( Téké lali, Bembé) qui n’est que source de négativité. ».

Au cours de ses recherches et enquêtes, il a découvert que les bembés sont éparpillés dans  tout l’espace africain comme la Zambie, le Katanga, Angola ou le Zimbabwe. D’où la question, est ce que la Zambie est le premier foyer des bembés ? Car sa population bembés est estimée à 5 millions.

ouverture symposiumEnsuite, pour ce qui est de la méthodologie de la rédaction de l’histoire du Congo en général, le Professeur Abraham Ndinga, a su efficacement démontré comment un bon historien devait rédiger l’histoire d’un peuple, d’une ethnie ou encore d’une nation :  «  Un ouvrage bien qu’il soit bon, n’est pas une source ; l’historien doit être critique et être à mesure de distinguer de l’authentique au fameux, et du douteux au propos flatteur »

Dans ces conditions, il doit utiliser toutes les sciences à sa disposition telles que : la toponymie, les traces d’immigrations et autres ; même un nom de famille est porteur d’histoire. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut reconstituer les pistes et traces laissées  par des hommes. Ainsi on n’a pu prouver que les bembés n’étaient pas originaires de Mouyondzi mais qu’ ils venaient d’ ailleurs.

En ce qui concerne la  conquête des plateaux babembés, le Professeur Jean Grégoire Bakoulou, a mis l’accent sur la période trouble du colonialisme à Mouyondzi. De la résistance des bembés qui dura 23 ans (1888-1911) ; de la ruse des colons qui demandèrent une trêve et l’achat des drapeaux tricolores aux villages qui acceptaient la trêve. Peu après, ils organisèrent une descente et décimèrent tous les villages n’ayant pas de drapeaux tricolores, tous les autres (villages) assistaient au massacre sans moyens de riposte car ils avaient déjà donné toutes les armes à l’envahisseur.

Mais comme le dit l’adage, du fort peut sortir le doux, Mouyondzi meurtri se réunifia, se civilisa et donna des cadres via l’école normale comme Charles David Ganao, Massamba Débat, Jean Grégoire Bakoulou, Antoinette Sassou Nguesso et autres.

Symposium riche en information, assumer son passé est une preuve de maturité, Mouyondzi a fait du chemin en 100 ans, aujourd’hui, il regarde vers son avenir. Mais il est toujours important pour un peuple de savoir d’ où il vient pour pouvoir mieux gérer son futur.

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